UN rêve /

Je TE raconte un rêve /
Je flânais dans les rues, PASSANT aux abords de
Anciennement RUE aux Juifs
Je passe près du cimetière, le cimetière est OUVERT / A l’heure DES funérailles
Des morts sont couchés là, sur des tréteaux, bientôt descendus sous la TERRE, / LE visage recouvert d’un linge
Et je vois un rabbin, qui PLEURE, plus fort que tous les autres /
Je le vois il murmure, soupire, gargouille des paroles incompréhensibles
SON visage sous un GRAND chapeau, tête baissée – tu ne discernes RIEN DU visage
Le rêve est DE mauvais augure / Car Maïmonide a écrit que les PAROLES du rêve sont immondes SI on n’en peut avoir l’INTELLIGENCE
Si on ne PEUT discerner qui LES dit /
Dans le rêve autant que je me SOUVIENNE j’ai vu les morts étendus de leur LONG mais les visages étaient RECOUVERTS d’un linge /
Moi-même, je me suis aperçu que j’étais SORTI en pleine rue le visage recouvert de crème LAVANTE
De crème QUE je n’ai pas rincée
A ce stade du rêve, je dois trouver des latrines / Publiques afin de me purifier le visage
Mon visage flou, couvert de crème LAVANTE
C’est le propre des rêves de MAUVAIS augure de rester flous / POUR que tu ne te souviennes pas de ce dont ils préviennent
C’est le propre des MAUVAIS rêves / QUE font les RÊVEURS aux JOUES sales
Dans les latrines est entré après moi CE vieil homme qui a fermé le loquet sur la PORTE
J’ai vu à son visage que le MIEN ne l’effarait pas /
IL a relevé le LOQUET de la porte pour faire entrer un troisième HOMME
Les DEUX hommes ont tenté de ME VIOLER mais j’ai pu m’enfuir
Je suis SORTI le visage recouvert de crème lavante que le VIOL m’avait empêché de purifier
Je suis sorti des latrines dans l’air PUR et j’ai dit MAINTENANT REVEILLE-TOI ! /
Ces paroles qui / Sortaient de moi je les ai entendues ET en ai eu l’intelligence
J’ai vu qui LES a dites
Je me suis vu comme / Au creux D’UN miroir
Les miroirs sont REDOUTABLES car, tel le sexe, ILS MULTIPLIENT LES HOMMES
Ces paroles étaient d’essence DIVINE

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